La Cathédrale Saint Jean-Baptiste 

de Paris

La cathédrale Saint Jean-Baptiste a été construite entre 1902 et 1904 sur les ordres du bienfaiteur Alexandre Mantashev, un richissime arménien originaire de Tbilissi en Géorgie.

 

Le terrain sur lequel la cathédrale est construite abritait un grand entrepôt en bois qui a accueilli le bazar de la Charité pendant quelques mois avant de brûler en 1897.

 

Mantashev a confié l’œuvre à Albert-Désiré GUILBERT, architecte français à qui l’on doit l'église Notre-Dame de la Consolation, située à 150 mètres de l'actuelle cathédrale au 23 de la rue Jean Goujon.

 

L'ensemble de la construction comprend la cathédrale, une cour intérieure, un bâtiment de deux étages servant de siège à la primature (1er étage) et de locaux administratifs (rez-de-chaussée) avec en plus une salle en sous-sol, d’une capacité d'accueil d'une centaine de personnes, créée en 1990 et qui fut nommée d’après un bienfaiteur, Nourhan Fringhian.

 

La construction de la cathédrale rencontra de nombreuses difficultés. Il a fallu près de quarante ans de réunions, de débats, de projets avortés. La création du diocèse de France de l'église apostolique arménienne le 10 décembre 2006 a constitué une étape capitale dans l’unification des associations cultuelles de cette Eglise dans l'hexagone. Mais ce n’est qu’une étape qui sera suivie d'autres étapes comme par exemple la tenue la première assemblée des délégués diocésains le 17 février. Avant le 31 mars 2006, chaque paroisse avait élu un ou plusieurs délégués pour un mandat de quatre ans. Ces délégués, au nombre de 39, étaient chargés d’élire non seulement le bureau de l'assemblée diocésaine, mais également le conseil diocésain, véritable élément moteur du diocèse. « Pour faire une comparaison simple avec l'organisation de l'Etat français, on pourrait comparer l'assemblée des délégués au Parlement et le conseil diocésain au conseil des ministres », souligne Kégham Torossian, trésorier du nouveau conseil diocésain.